Grenadye Alaso : Jean Jean Roosevelt a encore frappé

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Le staff de communication de l’artiste Jean Jean Roosevelt avait convié la presse et le grand public, sur la place Jean Jacques Dessalines au Champs-de-Mars, ce lundi 5 août 2019, à compter de 10h, dans une conférence de presse en vue de présenter son 6e album.

Artiste engagé et prolifique, Jean Jean Roosevelt est déjà à son 6e opus. Et c’est dans l’objectif de présenter son 6e disque, intitulé Grenadye Alaso, que son staff de communication avait invité la presse et le grand public à prendre part ce matin, sur la place Jean Jacques Dessalines, à une conférence y relative.

Le titre de l’album ainsi que lieu choisit pour le présenter ne sont pas innocents. Ils sont très indicateurs du contenu et donc de la visée communicationnelle de ce 6e opus, selon les dires de l’artiste. Grenadye, a-t-il dit, c’est le nom qu’on donne aux avant-gardistes d’une armée, ceux qui se sacrifient. Effectivement, l’artiste déclare que le contenu de cet album va déplaire à plus d’un, qu’ils n’ont peur de rien et qu’ils assument entièrement le message qui y est chanté ; « nous sommes des grenadiers », a-t-il ajouté. Et c’est pour recevoir la bénédiction de cette figure emblématique de l’histoire haïtienne, de ce héros de l’indépendance, Jean Jacques Dessalines, que la présentation de cet album a eu lieu au Champs-de-Mars, et précisément sur la place Jean Jacques Dessalines.

Cet album constitué de 8 track n’a pas seulement été concocté dans une perspective esthétique de l’art, il s’agit également d’un devoir de mémoire. C’est un condensé de la misère chronique qui caractérise le pays depuis des années, un mouvement de réveil de conscience adressé à tout un chacun moyennant l’art musical, pour reprendre les mots de Jean Jean Roosevelt.     

« Je ne prétends pas aboutir à quoique ce soit ou même changé quelque chose à la situation du pays, néanmoins j’ai au moins le soulagement, en tant qu’artiste haïtien, d’avoir fait mon devoir en faisant une proposition par le truchement de cet album. Ce ne sont pas nos ancêtres, les protagonistes de 1804, qui ont joui du fruit des batailles qu’ils ont eux-mêmes livré, mais leur postérité. Voilà pourquoi il faut dès aujourd’hui commencer par poser des actions qui, faut-il espérer, nous permettront de sortir de ce marasme, d’assurer un avenir meilleur. » Toute indifférence de notre part, a-t-il continué, ne peut que contribuer d’une manière ou d’une autre à la décrépitude de la nation.    

« Avant qu’il ne soit trop tard, nous tenons à inviter tous ceux qui ont quelque chose à dire, qui se sentent concernés, de venir nous rejoindre dans ce mouvement Grenadye Alaso. Qu’il n’y ait pas de malentendu, nous ne voulons aucunement prendre les armes littéralement contre qui que ce soit. Tout ce que nous voulons c’est un dialogue qui nous permettra de redéfinir nos stratégies afin de concrétiser les prétendues coopérations, car nous avons trop marqué l’histoire pour aboutir à cette coopération de mendicité », a-t-il exclamé.      

Rubens Jéthro DOUGÉ

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